Je parle donc je suis

J’ai récemment opéré quelques changements sur mon blog (les détails sont dans cet article) puis dans mon article Gotham, here I am je vous parlais de ma gourmandise pour les séries US notamment.
Vous vous êtes peut-être demandé(e)s: c’est quoi cette histoire avec l’anglais? J’ai décidé de vous en dire un peu plus.

La beauté du monde moderne dans lequel on vit se manifeste aussi dans le fait que les frontières n’existent presque plus.
L’un des moyens d’aller encore plus loin vers cette ouverture est par les langues.
Je vais partager mon expérience avec l’apprentissage d’une nouvelle langue et j’espère ainsi vous inspirer et vous motiver à sauter le pas.
languevedette

L’anglais a toujours été une langue étrangère mais pas étrange que je comptais apprivoiser pour décrypter une grande partie du monde qui m’entourait.
Le déclic est venu lorsque j’ai eu 5 de moyenne (sur 20!!!) en Anglais. Le choc! Difficile à digérer parce que jusque là j’excellais dans ce domaine, au point où je comprenais et conversais avec des interlocuteurs anglophones.
Je me suis dit que soit ils se foutaient carrément de ma gueule, soit je vivais dans un monde parallèle!
Même si cette note pouvait s’expliquer (j’étais dans un niveau avancé alors que mon niveau était plutôt intermédiaire-, j’étais souvent absente et pour cause j’avais le choix entre prendre le train pour passer le weekend en famille ou suivre le cours et réduire mon séjour, bien sûr je prenais la mauvaise décision!), elle montrait surtout qu’apprendre une langue est une chose sérieuse et ce n’est pas tout de la parler approximativement.

J’ai commencé à apprendre très jeune (je devais avoir 3 ou 4 ans), un peu comme tout le monde par la musique: je chantais du Lionel Richie et du Stevie Wonder à tue-tête. Par la suite, à partir du collège, j’ai continué avec la musique J.Lo, Usher, Maroon 5, Placebo, les Stones, Lou Reed, Alicia Keys, …etc mais là je prenais des musiques que j’aimais et celles que je découvrais pour avoir un vocabulaire varié.
Bien que toutes les chansons parlent de sujets similaires, le vocabulaire et la grammaire utilisés diffèrent. Bizarre hein! Mais absolument vrai. J’écoutais les musiques et essayais de transcrire les lyrics puis je les vérifiais.

Bien évidemment, j’avais l’apprentissage scolaire qui m’a donné de bonnes bases. Les livres suivants m’ont aidé à consolider mes bases et à progresser:

languesscolaire
Clairement, même si j’avais quelques avantages (de pouvoir parler anglais en famille et d’avoir des amis anglophones), mon niveau s’est amélioré en prenant le sujet à bras le corps. Il était donc temps de passer à des choses plus « corsées »; c’est ainsi que je me suis retrouvée à avaler des heures de séries et films, à lire des livres pour enfants et des BD, puis des magazines et finalement des livres plus riches en vocabulaire.
En apprenant l’allemand, j’ai commencé au niveau le plus bas et progressivement j’ai acquis des connaissances au point de pouvoir communiquer.langueslecture

Parallèlement, j’ai continué cet apprentissage en regardant des films en VO avec sous-titres. Mais seulement, je me suis très vite lassée par la distraction des écritures qui défilent et je me suis lancée pour les VO exclusivement quitte à les regarder plusieurs fois.

Apprendre une langue ce n’est pas seulement en connaître tous les rouages. C’est aussi pouvoir converser et lorsqu’on converse on se rend compte qu’il existe une chose redoutable qu’on appelle LES ACCENTS. J’ai appris l’anglais américain et même si j’arrivais tout cerner, le monde anglophone n’est pas composé que d’américains. Whaaaaaat? Eh oui! J’ai du ensuite me familiariser avec l’accent britannique et ça mon frère je peux dire que ce fut mon plus grand succès parce qu’au départ lorsque je regardais la BBC je ne comprenais absolument rien. J’avais un mal fou à reconnaître les mots. Et lorsque j’ai pu m’y habituer, les Australiens ont débarqué. Bref, c’était plein de rebondissements!

Tout ce que je peux dire est: « à chacun a son rythme », il ne faut surtout pas faire la comparaison avec d’autres personnes et se dire oh la la je ne pourrais jamais parler aussi bien; mais plutôt se dire je ferais tout pour parler aussi bien voire mieux.
D’une part, certain(e)s ont un accent très prononcé et une difficulté à le perdre ce qui peut rendre l’apprentissage de certaines syllabes difficiles. Moi j’ai la « chance » d’être une vraie éponge et de prendre facilement un autre accent.
D’autre part, nos histoires et parcours sont tous différents. J’ai comme je vous l’ai dit été introduite aux langues étrangères assez tôt, j’ai montré de l’intérêt pour elles, ensuite j’ai eu la chance d’avoir des profs qui étaient anglophones.

Vous me direz « mais quelle chance? » ou alors « et alors? ». Le fait est qu’il y a une différence; sinon, comment interpréter le fait que la majorité de ceux qui ont des profs de langues qui ne sont pas des natifs ont du mal à prononcer th en anglais ou ch en allemand par exemple?
Lorsque je donne des cours de langue, je fais attention à ces choses là tout simplement parce qu’elles sont importantes pour converser. Certes, ce sont des détails, mais ce sont les détails qui sont importants.

Quelques pistes

  • Evaluer son niveau. Il y a des sites (Apec, Babbel, Cambridge English,…) pour évaluer son niveau pour cibler ses besoins et ne pas se faire d’illusions sur ses compétences.
  • Le logiciel Tell Me More qui, même s’il a un certain prix, est évolutif avec 3 niveaux (débutant, intermédiaire, avancé), et très abouti.
    Vous pouvez le trouver à la Fnac, à Darty ou sur internet. La version d’essai (7 jours) est disponible sur le site internet
  • Duolingo est un site gratuit qui est assez complet et plutôt sympa. Je vous conseillerais la version anglophone tout simplement parce qu’elle existe depuis beaucoup plus longtemps que la version française qui date de 7 mois environ et qui n’en est qu’à ses balbutiements.
  • Une bonne connexion internet pour aller sur les forums, les réseaux sociaux et converser. Je me souviens m’être inscrite sur des chats en ligne juste pour converser en anglais. Il est certain qu’on apprend pas du Shakespeare sur de tels sites mais on apprend des choses. On apprend toujours quelque chose l’utilité de ce qu’on apprend reste à l’appréciation de tout un chacun.
  • Osez acheter un livre (roman, BD, …etc) dans la langue que vous avez choisi d’apprivoiser et le lire.
  • Avoir un bon dictionnaire de poche.
  • C’est en forgeant qu’on devient forgeron. N’ayez pas honte de parler!
    Je sais qu’en France on n’est pas tendre avec les étrangers qui ne parlent pas « décemment » français (chose que je n’arrive toujours pas à comprendre vu le niveau actuel en français). C’est peut-être pour cette raison que la France est loin derrière concernant l’apprentissage des langues en Europe.
    Si jamais une personne se moque de vous demandez lui quelle autre langue elle parle. Dans 90% des cas ceux qui sont bilingue sont beaucoup plus tolérants et ont tendance à aider parce qu’ils savent ce que c’est. Les autres 10% sont juste des personnes à fort ego qui veulent être les seuls Cool kids on the block.
  • Vivre à l’étranger c’est l’idéal et un peu le rêve pour une personne qui aspire à être polyglotte. Seulement c’est une aventure, une belle aventure; il faut non seulement avoir les épaules pour, ne surtout pas perdre ce temps qui passe très vite et profiter. Tout le monde, même les plus timides, peut relever le défi.
    Il faut du fric pour vivre à l’étranger, au moins pour les 6 premiers mois. Je dis 6 mois parce que le temps passe vite et même très vite. Il faut avoir une couverture de sécurité avant de trouver un petit boulot sur place. Même si vous n’en avez pas besoin, je vous garantis que l’urgence vous force à apprendre plus vite. Sinon vous pouvez toujours vous faire plein d’amis autochtones qui parlent et rêvent dans la langue que vous apprenez.
  • Encore et toujours pratiquer.

Dans tous les cas, il faut avoir la motivation et visualiser toutes les barrières qui tombent et les portes que cet atout peut vous ouvrir.

Lorsque je converse avec des anglophones ils sont surpris que l’anglais ne soit pas ma première langue mais je ne me repose jamais sur mes lauriers et je continue toujours d’apprendre.
Il n’est jamais trop tard pour apprendre même si apprendre assez jeune rend les choses plus faciles et naturelles.

Alors tous ensemble,

Touch your head touch your toe do the silly dance comme dit Beyoncé dans Get Me Bodied.

J’espère que ce long article vous aidera et que vous pourrez enfin réaliser votre rêve et écouter les conversations des autres ;).

Hugs and kisses

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